« Oui, et c'est probablement pour ça que j'ai eu beaucoup de breakdowns. Je n'ai pas titré mes albums Dysphorie et Acrophobie pour rien: tout est dans la phobie et dans la peur. Disons qu'au début, je n'étais pas entourée et ça n'allait pas tellement bien pour moi. J'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, pas celles qui sont là juste parce que ça fonctionne. Car il est là, le danger. Quand on est rendu à un certain niveau dans notre carrière, y a du monde qui se colle à nous et on ne sait pas si ces gens sont là pour les bonnes raisons. C'est un peu sombre, comme phrase, mais on se rend aussi compte que les gens qu'on voit le plus souvent, ce sont ceux qui sont payés pour être à nos côtés. Tout ça m'a joué dans la tête, ces dernières années. C'est épeurant de constater que les gens que je fréquente le plus au quotidien sont là parce qu'ils sont payés pour l'être. C'est un couteau à double tranchant. »